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Un film pour enfants, un conte pour tous. Des enfants sur des timbres. Formule magique dénichée par hasard, saut dans les airs et hop!, cest le grand voyage. En Chine, en Australie, de « lautre côté du monde ». Pour moi,
cur voyageur, voir le monde comme ça, gratuitement, à linsu de tous,
cétait une aubaine!
I'm
A-Runnin' : pièce composée expressément pour ces Aventuriers du timbre
perdu, était bel et bien luvre dun très jeune
auteur-compositeur-interprète montréalais, Rufus Wainwright, fils de Loudon Wainwright
III et de Kate McGarrigle. Un enfant de figures cultes qui usait de son héritage,
de son talent naissant et de son visage resté essentiellement inchangé pour les
bienfaits dune production de bon goût, un film de la semaine aux couleurs
internationales. Une voix, reconnaissable entre toutes, émergeait des traits
timides : I'm a-runnin' Over mountain Des promesses Une petite chanson de rien du tout, interprétée comme ça, tout bonnement, par un petit garçon à lallure installée, au style sexué face au micro, cétait . « Voyons, ce nest quun enfant ! » Qui aurait cru ? Étais-je le seul ? Comme prévu, le gamin a grandi. Moi aussi. Nous nous sommes perdus de vue pendant dix ans. Puis, un soir, choc thermique en écoutant les nouvelles. Il venait de signer sur DreamWorks. Ça y était ! Nous allions enfin parcourir la vie ensemble.
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