Jil
Caplan - Toute crue (Album commenté)
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Tout
doux Mon ami d'en haut Ovale lune Jean-Philippe La Grande Ourse Jeune homme Plus de sucre Rengaine Je mange mal Mon vaudou Enveloppe Le consentement Paroles et
musiques : JP Nataf /
Réalisé par
Dominique Ledudal, Kim Fahy et JP Nataf /
Musiciens : JP
Nataf, Christopher Board, Bertrand Bonello, Pascal Colomb. Albin de la Simone,
Philippe Entressangle, Kim Fahy, Christophe J., Fabrice Moreau, Michael
Rushton, Pierre Sangra, Bernard Vigué /
Instrumentation
: guitare acoustique, guitare électrique, piano, hammond B3, helmut,
batterie, percus, dobro, basse, ukulélé, orpheum, ![]() |
JP
NATAF Plus de sucre Tôt ou tard 2004 Plus de sucre est un album comme l'on en fait plus guère... et l'on se demande bien pourquoi. On est bien loin ici d'une certaine écriture à la mode qui prétend chanter l'extraordinaire caché de la vie ordinaire en la disséquant avec un humour banal à pleurer. Les textes de Plus de sucre renouent au contraire avec une écriture ouvertement poétique, faite d'images et d'émotions posées entre les tympans d'un l'auditeur qui, dès lors, peut se les approprier, les intégrer à son propre univers. Le charme agit si bien qu'on se surprend vite à ressentir pour cet album cette même « envie d'y revenir encore et encore » que celle inspirée jadis par tant de grands albums de rock dit progressif ou de songwriting, à la française compris, des années 1970. Loin de parodier ou de calquer ces années enfuies, JP Nataf, avec Plus de sucre, s'inscrit brillamment dans leur continuité, reprenant là où on l'avait curieusement délaissé un filon sans doute inépuisable : celui, simplement, d'une chanson sensible et intelligente, arrangée en prime avec une finesse extrême et portée par une voix dont on ne dira jamais assez la beauté et l'unicité. Car JP Nataf a certainement l'une des voix les plus belles et les moins stéréotypées de la « chanson française ». Sa voix est « musicale », ce qui est hélas le cas de si peu de ses compatriotes chantants, frileux machos prisonniers de deux ou trois stéréotypes vocaux qui les enserrent tels des carcans. On avait pu sentir, sur le dernier album des Innos (1999), un JP Nataf quelque peu bridé, à l'étroit dans un format pop-rock certes brillamment exploité mais menacé par la redite. Tout cela est chose du passé : JP Nataf a refranchi la porte vers l'ailleurs, a repris une route qu'on lui souhaite longue, belle, et la moins solitaire possible. Plus de sucre, ou l'innocence retrouvée. |
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