
Brunette, Le matin où t'as tracé,
j'ai retrouvé tes talons aiguilles et ta panoplie d'allumeuse : j'ai cru que t'allais te
ranger, devenir une fille comme une autre. Même quand t'as disparu de mes cartes de
navigation, j'ai toujours gardé tes boussoles déréglées pour me fracasser sur le
souvenir de ton écueil. Après toi, les filles ont eu un goût de nulle part, alors
je suis resté au port. Continue à te taper des matelots, laisse les baiser ta peau tatouée, laisse les s'en foutre plein la bouche et dégueuler ton écume quand tu te barres au matin, avec le premier rafiot. Ta musique, ma belle Je te suis pas dans tous tes voyages. Peut-être bien qu'elle est pas toujours géniale, peut-être bien que c'est moi qui suis un peu rangé aujourd'hui. T'as de très beaux sons, d'autres qui me font pisser froid. Mais tes mots, ils sont infinis comme l'océan, violents comme un orgasme. Je comprends pourquoi les cachalots viennent s'échouer sur les côtes C'est beau à en mourir. Tu permets bien sûr que
j'aille en gribouiller les murs d'ici et d'Ailleurs
Histoire que les marins
ivres morts sur les docks croient qu'ils caressent les seins de la plus jolie des putains
de la rade. Celle qui vend ses maux en musique pour les faire bander comme jamais,
avant qu'ils crèvent de revoir le jour.
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Félix Escapada Manchettes J'te frappe Cruauté menthol Garde à vue SOIRS DE TOUR EIFFEL Ghettos |
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