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M A R I E L A F O R
E T 1968-1969 C O U C H É E D A N S L E F O I N Dieu, les fleurs et le vent |
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« Ceci dit, cela ne
correspond pas à mon goût profond. Et voilà que Marie Laforêt décida de ne plus faire la chanteuse Le temps d'un 45 tours, ÊTRE une chanteuse : laisser filtrer son essence-même, son identité profonde dans sa musicalité, sa voix. Pas besoin pour cela de psychanalyser ses propres contes de fées ou de sorcières : « Je crois que les
chansons folkloriques - quelle qu'en soit la source - Marie Laforêt - autour du monde : opus délicat dans lequel Laforêt et Jorge Milchberg ont su jouer avec la simplicité et la complexité des contes universels : El Polo, chanson vénézuélienne, dont le rythme et les arabesques vocales trouveront leur plénitude sur scène Étonnante voix à la souplesse sud-américaine El polo salio de España Un traditionnel français joliment mis en mots par Françoise They, nom de SACEM de Marie Laforêt, et, accessoirement pour des journalistes mal renseignés, « une femme qui m'écrit de très beaux textes ». Marie joua de la guitare sur les mots de Françoise, et Maïtena soupira L'air que tu jouais pour moi : Jardin mouillé sous la
pluie House of the Rising Sun, seconde reprise, magistrale nouvelle New Orleans Un bordel, qui sera toujours plus beau que celui d'une Amérique qui tue au nom de quelle justice ? Oh Mother Mais aussi Le tengo rabia al silencio, chef-d'uvre de l'immense Argentin Atahualpa Yupanqui : un artiste aux émotions et au talent si puissants qu'on lui brisa les mains afin qu'il cesse de jouer et de chanter l'humanisme populaire. En vain. Marie fit plus que le reprendre : elle fit de sa chanson une recréation intime et véritable. Variation sur la même
Argentine. « Le populaire, c'est l'aristocratie de l'inconscient collectif. »
Tu danses ? Tu es laide, laide,
laide, La beauté ce n'est pas tout dans la vie Moi, je sais ta chanson Ma vie, elle tourne
Pleine de
souvenirs qui n'ont pas encore une ride,
Cur sans
chaînes, Mon bel amour, mon
tendre amour Et déjà, bien plus proche de
La Cane de Jeanne que de Festival, Marie Laforêt, sous son chapeau de
paille, se préparait, pudique et déterminée, à offrir son corps et son âme. « Il y a quelque chose
d'anthrophagique dans le spectacle :
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MARIE LAFORÊT El polo Requiem pour trois
mariages |
MARIE LAFORÊT Toi, nos enfants et
moi |