vide18.gif (62 octets)vide18.gif (62 octets)M A R I E   L A F O R E T

vide18.gif (62 octets)vide18.gif (62 octets)1972  

vide18.gif (62 octets)vide18.gif (62 octets)SE SEMER À TOUS VENTS AVANT DE PARTIR


 

ÉCRIVEZ À L'AUTEUR


U
n jour, comme ça, une fille alla cueillir des fleurs.

Elle fit des bouquets d’asphodèles, et chanta loin, bien plus loin que l’amour.

Elle laissa sa voix se mêler à l’eau, infiltrer la terre, s’évaporer dans les airs.

Les airs, la terre et l’eau racontèrent alors des histoires, celles du temps où l’on avait le temps de parler des choses du cœur…

Et dans ces paysages, on vit Lily Marlène, Moby Dick, des noces de campagne ou les rivages de Cordouan…

On vit surtout toute la poésie des femmes quand elles chantent ou pleurent leurs hommes…

Des femmes quand elles se ressourcent d’amour au puits de leur enfance…

Des femmes au regard d’homme.

D’hommes aux cœurs de femmes.

D’Hommes à tête d’Homme.

Et à travers eux, la poésie d’une fille qui ressemblait aux ânes de Francis Jammes.

De ces ânes, apparemment si humbles, si soumis, qui rêvent pourtant si fort à la cavale effrénée d’un si puissant amour qu’ils meurent parfois de cet Idéal.



 Marie Laforêt, cachée derrière le pseudonyme de Françoise They, prit une plume d’oiseau et écrivit des mots d’une délicatesse subtile.

Jean Musy, Bernard Wystraete, Hervé Roy arrangèrent avec un talent rare les mélodies : rarement Lily Marlène fut aussi séduisante, rarement Marie fut aussi bien servie…

 Était-ce trop beau pour durer ?

L’écrin était si joli, la fleur était si délicate, que la belle saison ne se revit pas de sitôt.

Le bonheur, c’est un peu comme un printemps, tu sais
Une fleur meurt et c’est l’hiver
Qui a vu le printemps passer ?

Dentelles, fleurs et guitares allèrent se faire voir en un Paradis plus clément, plus secret, laissant la dite Marie Laforêt, poupée volontaire puisqu’on le désirait, puisque Maïtena le subissait, se désarticuler.

Les Reconnaissances entre elles deux ne se feront que vingt ans plus tard, et les roses closes accepteront alors l’aveuglante beauté du jour… Ou de la nuit de ceux qui aimeraient s’aimer mieux…

Depuis si longtemps…

 

ÉCRIVEZ À L'AUTEUR

 

 

 

MARIE LAFORÊT
1972

VINYLE ORIGINAL

Tu me plais
(Noel Roux - A. Canfora - M. Jordan)
La Madeleine (elle sait mieux que moi)
(R. Trabucco - Françoise They)
Demain Moby Dick (peut-être)
(Y. Ouazana - JP Festi - Françoise They)
Mary Hamilton **
(Folklore américain / Françoise They)
Choux cailloux genoux époux
(B Wystraete - Françoise They)
Etait-ce trop beau pour durer
(R. Roday Bennett - P Francis Webster - Françoise They)
Prière pour aller au paradis
(Françoise They - d'après Cimarosa)
Mon pays est ici
(J Denver - Danoff Bill - T Nivert - Françoise They)
Lily Marlene
(Norbert Schultze - Henry Lemarchand)
Lettre à un mari
(Jean Musy - L Mathalon)
La cavale *
(B Wystraete - Françoise They)
Pegao *
(J Feliciano - Françoise They)

Arrangements et direction musiciale : Jean Musy
Sauf * : Bernard Wystraete
et ** : Hervé Roy
Réalisation : Peter Lelasseux

 


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