|
M A R I E L A F O R
E T 1959-1965 ÉTOILE À LA MARGE... POINT À LA LIGNE? |
1959. Une étoile
est née. Ni rouge, ni vert-or : caméléon. Mais comment ça naît, une étoile? Celle-ci
est née par hasard ou, si l'on pense que rien n'est jamais hasard, par destin. Raymond Rouleau,
Clouzot, Chabrol, Louis Malle la veulent, Mauriac l'adore. Son parcours musical
en témoigne. En 1959, en guise de première chanson, elle grave un air de folklore
russe
Puis, en 1960, deux chansons tirées extraites du film Saint-Tropez Blues,
dont une signée Prévert, pour lesquelles elle impose son ami Jacques Higelin à la
guitare. « Une
chanson de Prévert, on ne passe pas à côté.
Elle interprète plusieurs compositions folkloriques ou folk, dont Blowin'in the Wind de Dylan, avant même que ce dernier ne reprenne ce titre originellement écrit pour Joan Baez Ou encore House of the Rising Sun, avant que Johnny ne la transforme en Pénitencier. À peine Los Incas
apparus, Marie écrit La flûte magique sur l'air de El condor pasa, en
témoignage de son admiration pour Jorge Milchberg, avant (encore !) que Simon &
Garfunkel n'en fassent leur propre version. Elle reprend délicatement La tendresse parce qu'elle aime Bourvil, et étoile La plage de Pierre Barouh de coquillages érodés par le sel d'une nonchalante mélancolie. Guy Béart la reconnaît, elle reconnaît Guy Béart : pour lui, elle fait danser Frantz et rêve La Tour de Babel. Surtout, l'immense trio André Popp - Eddy Marnay - Laforêt naît. De mélodies en mots simples, il va peindre la théâtralité douce et pure, violente, humaine des choses de la terre, des choses de la vie. 1959 - 1965 : naissance et débuts d'une étoile qui, vingt ans après, dit que sa principale crainte est « d'être confondue avec Marie Laforêt », que son principal trait de caractère « ne se caractérise pas par un trait, mais plutôt par des points d'interrogation et de suspension. Point à la ligne aussi. » Point à la ligne ?
|
|
![]() |
|
MARIE LAFORÊT Saint-Tropez Blues |
MARIE LAFORÊT Ils s'en vont sur
un nuage |
MARIE LAFORÊT Katy cruelle |

RETOUR À LA DISCOGRAPHIE COMMENTÉE