C O N C E R T   P U B L I C

DEMAIN

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Un matin facile ou difficile, en tout cas déjà si loin.

Un jour à danser, à rire et à aimer. 

Un jour heureux, tout simplement.

Un crépuscule trop rapide, trop brutal.

Une nuit qui n’en finit pas.

Et ceux qui n’en sont pas revenus.

Ceux qui n’en reviendront pas.

Ceux qui restent sans vraiment savoir pourquoi.

L’obscurité est un tableau où se dessinent les visages chers qu’on ne reverra plus.  La lumière est une toile vierge.  Trouver la raison, la vraie, de désirer la mort de la nuit.

Une entrée en scène, une nouvelle aube.   Dans la semi-pénombre, on distingue la silhouette de France allongée dans un escalier.  Un disque tourne : Suis ta musique où elle va, avec sa voix à lui.

Elle descend lentement les marches, se plante devant le micro.  Il arrête de chanter.  Le projecteur illumine doucement le corps de France, et éclaire enfin son visage.  Non, c’est plutôt son visage qui éclaire la lumière.  Le plus beau sourire que j’ai jamais vu. La plus belle aurore.

Un nouveau jour, une autre histoire, des petites notes qui rythment le méchant écoulement du sablier.  Un nouveau jour subtil, enrichi d’avoir su survivre à la nuit.  Un nouveau jour déjà noyé par de futurs autres, qui ne compte que grâce à la prise de conscience de l’éphémère.  Rien n’est jamais éternel, et c’est ce qui donne de sa valeur à tout.

Ça faisait déjà bien longtemps qu’on se connaissait, mais ce jour-là, à travers tes moments d’amour vrai, tu m’as laissé à jamais le goût des aurores.  Tu m’en as dit des choses…  J’ai su que le lendemain, toi et moi, nous trouverions autre chose, nous serions quelqu'un d’autre.  Merci, petite blonde, de m’avoir fait savoir qu’après, ça valait la peine de vivre encore un jour.

Rien n’est jamais irréversible.

Il y a une vie après les cendres, un pont au-dessus des fleuves les plus tumultueux, un sourire caché dans le noir.

L’amour est encore possible quand l’âme jumelle a quitté la lumière du jour.

S’asseoir sereinement en tournant le dos à la mer déchaînée, laisser le vent fantastique revenir.

Même si la musique s’en va, la suivre où elle va.


Même pâle, le jour se lève encore…


De l’Est jusqu’à l’Ouest, du Nord jusqu’au Sud.

Jusqu'à l'aurore.

 

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FRANCE GALL
Concert public
1997

La groupie du pianiste
Laissez passer les rêves
Privée d'amour
La minute de silence
Les uns contre les autres
La légende de Jimmy
Ella elle l'a
Lumière du jour
Débranche
Mademoiselle Chang
Plus haut
Message personnel
Résiste
À qui donner ce que j'ai

 


DISCO FRANCE GALL