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Au début, on se dit : ben oui, va boire ton eau dans la prairie pis câlisse-nous patience avec ça. Puis... Le temps tourne à l'orage. Oubliée la voix notre-dame de pariesque à la Ségara imitant Noa, c'est le détournement. Dès lors, on a la chance non seulement d'entendre, mais de voir tout un univers être retourné comme un gant, afin d'aborder de front les zones grises. Pas de révolution, pas de renaissance, seulement et simplement un pas en avant, sans le bouclier pour parer les coups. À l'air, la robe mince épouse les courbes féminines. Je rhabille ma poupée Les milliers de regards lancés comme des couteaux ne peuvent plus rien contre la soie sur les cuisses, sur la poitrine et sur le visage. On a plus qu'à se pâmer : une femme libre passe par ici. Et n'essayons pas de la violer : Ce chat toujours
dans mes pieds Maintenant c'est plus pareil, Elsa a conquis l'intelligence. Là se cache la vraie liberté. Tu ouvrais grand les yeux Le réveil n'a pas été brutal, il a suivi les aiguilles, s'est collé aux heures. Elsa s'est rendue à bon port, bien dans sa chair, et continue à marcher vers l'autre moitié, qu'efface la pluie : Je ne sais pas où je mets
les pieds L'autre moitié. La plus bouleversante chanson pourrait-on croire, quand on sent Elsa frôler les tambours du soir. Moment fort : elle est prête à mourir pour voir, à tirer la langue afin d'atterrir là où elle s'attend. Les Affaires de Franck : Les choses sont à leur
place À la toute fin, la voix mûre s'impose sur celle, toute petite, de la jeune fille qui n'est plus. Un mariage exemplaire. S'ensuit Jacques est maniaque : Il prend soin de moi Plus qu'une post-face, le corps s'installe dans l'aisance : Je le sens du bout des doigts Elsa est prête à vieillir. Chaque jour est un long chemin est l'album-témoin du passage d'Elsa à la maturité. Il sera bon de la toucher voluptueuse.
© Zoomrang Janvier 2002
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