 |
  |
L'ombre du temps sur ton visage,
l'air désabusé de tes yeux
Mon vieux ça y est, on prend de l'âge, nos jeux d'hier sont pas sérieux
C'est voyez vous la lassitude qui a tué bien des amants
L'ennui survient dans l'habitude, l'amour succombe aux coups du temps
Le fleuve roule en contrebas des souvenirs qui nous assaillent
Il y a ceux qu'on ne retient pas mais qui reviennent, vaille que vaille
Inutile de nous demander pourquoi soudain notre main tremble
Les hivers qui suivent l'été nous les avons vécu ensemble
Et l'on se demande parfois comment nous avons fait en sorte
Pour conserver toute notre foi dans le fatras des amous mortes... |
L'OMBRE DU TEMPS
UN COEUR EN HIVER

Je veux pas
finir toute seule
Je veux pas qu'on m'oublie comme ça
J'ai tissé mon linceul
J'ai arrêté de pleurer sur moi
Chaque matin je regarde vers demain
Chaque matin j'oublie ce que mes mains
Ont pu faire par le passé
J'ai cru mourir sur un baiser
Pour tuer mes regrets
J'ai perdu la mémoire
Pour tuer mes remords
Je m'endors
Je n'arriverai jamais à me dire que l'avenir
C'est pire
Je suis vivante
Alors j'attends
Comme un cur en hiver
Qui dort, qui espère
Qui t'oublie, qui t'attend
Juste un cur en hiver
Qui gagne, qui perd,
Qui chante et se ment
Qui rêve à nos curs en été
Pour l'éternité

Merci
à Claude Servajean
|