vide18.gif (62 octets)
vide18.gif (62 octets)
vide18.gif (62 octets)birkinlogo.jpg (16047 octets)
vide18.gif (62 octets)
vide18.gif (62 octets)

vide18.gif (62 octets)
COMMENT DIRE ADIEU

FAUT-IL QU'ON S'EN SOUVIENNE...

 


benjasign.jpg (13895 octets)
vide18.gif (62 octets)vide18.gif (62 octets)

 

Je ne chante que d’un souffle.

Ce souffle est depuis longtemps, je ne le réalise vraiment que depuis peu, porté par celui d’ectoplasmes.

Des fantômes m’accompagnent, m’insufflent des mots.

J’en connais très bien certains, ils caressent ma langue.  Je ne peux leur rendre leurs baisers qu’en activant la mienne, et cela donne ce que ça donne : des chansons, des palabres, du rien ou du tout.  Tous les effets que peut produire un baiser.

Je ne peux abandonner mes fantômes, leurs visages brumeux.  J’entretiens avec eux des dialogues, j’entretiens nos amours qui, si l’on s’en souvient, furent parmi les plus belles.

Quand bien même n’ai-je pas su aimer bien, quand bien même n’ai-je pas su garder.

Peut-être est-ce la raison pour laquelle je discute avec les d’Outre-Tombe.

Pour les aimer mieux.

Pour me pardonner.  Un peu.

Puisqu’ils étaient si beaux, puisqu’ils partirent, étais-je si peu méritoire qu’on ne m’ôtât la vie aussi ?

On me laissa la vie, et leurs paradis terrestres.

Il est bien difficile de cesser de dire adieu à mes ectoplasmes.  De leur rendre leur liberté, de les laisser endosser leurs paires d’ailes, crochues ou emplumées.

De m’offrir la liberté.

Mais combien de temps peut-on chanter avec la même peine ?


Le soleil est rare, et le bonheur aussi


Combien de temps m’entendra-t-on distiller mon goût des fantômes, sans me rappeler à la vie, comme si je l’ignorais ?

Il est un moment où votre malheur devient insupportable aux narines des autres.  Il pue.  On vous prie de ne plus le rendre public, plus ou moins courtoisement.

Je me tairai.

Mais rien ne m’empêchera de prendre le temps de rendre le bel Adieu.  Le rassasié, l’apparemment apaisé, le souriant, celui qui terminera la ronde des autres adieux, qu’à chaque fois je pensai ultimes.

Je marchais dans la Medina.   La voix s’éleva de la Koutoubia.  Des violons dansèrent.  Des fantômes de là-bas se mirent à pleurer de rire, à rire d’avoir pleuré, à jouir de la vie que leur mort a rendue plus précieuse.  À rire de leurs bonheurs de peur d’en pleurer ou de les fuir.

Je pus danser, je pus sourire à nouveau, recouvrer les sens.

Je remportai dans mes bagages ces violons et ces voix nues.  Je les offris à mes fantômes.

Je ne suis pas Oum Kalsoum.

Mes fantômes ne sont pas arabes.

Mais je souriais.  Eux aussi, j’en suis certaine.

Je pus enfin leur donner mon premier et dernier sourire de leur Après-Tombe.

Pensez-en ce que vous voulez

Ce n’est pas moi qu’il faut écouter à travers les arabesques que je dessine.

Ce sont eux.  Au-delà de mes légendaires maladresses.

Eux.

Les petits dieux qu’il est si difficile de ne pas aimer…  Encore un peu.

À chaque fin de nos mille et une vies, la joie vient toujours après la peine.


« Je veux croire que les poètes ne meurent pas
si on les porte en nous et avec nous.
Et je
le porte avec fierté. »

. . .


Look at us washing our minds free of fever
Brushing off bird shit and bad dreams forever
And never once turning the tide
Thank you for the pains and concerns that have
Make me in turn more unhappy and kind
I am proud to remind them of you


Regarde, nous lavons nos têtes de la fièvre
Enlevant la merde de nos mauvais rêves pour toujours
Et pas une seule fois, on n’a pu changer le sens de la marée
Merci pour tes peines, tes angoisses
Qui m’ont fait plus malheureux et gentil à la fois
Je suis fier de te rappeler à leur souvenir

( Anno Birkin /   + sur le Web : www.kicksjoydarkness.co.uk )

 

benjasign.jpg (13895 octets)

 

 

vide18.gif (62 octets) JANE BIRKIN
ARABESQUE / 2002

Élisa
Et quand bien même
L’amour de moi
Couleur café
Anno ‘Close to the river’
Dépression au-dessus du jardin
Valse de Melody
Haine pour aime
Amours des feintes
She left home (instrumental)
Les dessous chics
Les clés du Paradis
Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve
Comment te dire adieu
Baby alone in Babylone
La javanaise

 

 

 

 

birkinlogo.jpg (16047 octets)